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 L'Odyssée réécrite par moi-même. :-)

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Narcisse Atréides Ier
Fantome
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MessageSujet: L'Odyssée réécrite par moi-même. :-)   9/11/2012, 17:57

L’Odyssée



Chant I à IV : le Voyage de Télémaque

Chant I

La mer aux vagues calmes ramènent sur la plage les débris de bois d’un grand vaisseau achéen…
Le Roi Ulysse, le regard perdu dans le lointain, contemple la mer et le vaste monde qui le sépare de sa chère Ithaque…
Lentement, il tape son sms :
Kikoo Pénélope,
Hé hé tu vas pas le croire, on s’est encore planté de route.^^
Non, mais t’inquiète, Homère et moi-même avons survécu et on se trouve chez une meuf trop sexy qui nous propose de squatter quelques temps chez elle.
Donc pas d’inquiétude.
Ton Lyssou qui t’aime.
- Homère : Ta femme va vraiment t’arracher les yeux quand elle te verra.
- Ulysse : Mais noooooon, ça fait quoi, 10 ans qu’on s’est pas vu ?
- Homère : 10 ans de guerres… là, ça fait 5 ans qu’on tourne en rond en mer. Elle va commencer à croire qu’on se fout de sa gueule.
- Ulysse : La dyslexie d’un navigateur, ça ne se discute pas. Et puis franchement, Télémaque doit avoir dans les 15 ou 16 ans maintenant. Il est en plein dans l’âge con et c’est pas vraiment le moment de commencer une relation père-fils. Non, on va attendre un peu et profiter de l’hospitalité de la nymphe.

Au même moment, sur Ithaque, la Reine Pénélope était continuellement harcelée par de très nombreux prétendants provenants des familles nobles des îles environnantes.
Le Prince Antinoos était le plus ardent de ses soupirants. Une fois encore, il se présentait face à elle, assise sur son trône :
- Antinoos : Ô ma douce reine, pourquoi riez-vous de mon désarroi et de mes vœux ? Ne voyez-vous pas que mon cœur est faible face à votre beauté et que je ne suis que l’humble esclave de vos yeux bleux ?
- Pénélope : Verts…
- Antinoos : Ouais, mais c’était surtout pour la rime… Enfin bref, je reprend : Ôôôôôôôôô, ma douce reine, à Ithaque un Roi doit sur le trône s’asseoir et vous honorer dans votre couche il doit...
- Pénélope : Sérieusement, vous pourriez pas mettre les mots dans le bon ordre et arrêter de chanter quand vous parlez ?
- Antinoos : Ah.. euh… oui… disons que bon, ça va faire 15ans que le père Ulysse est parti. Ca fait presque 5 ans que tous les autres sont revenus de Troie sauf lui qui fait la tournée des îles. Si j’en crois les récits, il s’est déjà tapé des sirènes, des nymphes, des princesses et des cyclopes. Faudrait peut-être voir à reconsidérer vos vœux de fidélité, non ?
- Pénélope : Ah ben ça, c’est bien les mecs ! Sachez que l’amour est un noble sentiment et que les prétendues aventures de mon époux ne m’atteignent point ! Je sais qu’il n’en est rien et qu’il me restera fidèle à jamais !

Trois ans plus tard sur l’île mythique d’Ogygie, Ulysse se tient dans la pouponnière avec deux enfants en bas-âge. Son fidèle ami Homère est là, lui aussi :
- Homère : Mouais… autant avec le premier, tu pouvais dire que c’était un accident… autant avec le second gamin…
- Ulysse : Je suis une victime, Homère ! On ne l’appelle pas Calypso « aux belles boucles » pour rien !
- Homère : Ouais, ben c’est pas vraiment les boucles que tu matais, la dernière fois… Et puis, ces noms… Nausinoos et c’est comment le second ?
- Ulysse : Nausithoos…
- Homère : Pour l’originalité, tu repasseras…

Au même moment sur Ithaque, la Reine Pénélope était lasse des nouvelles qui courrent sur son époux volage-malgré-lui et sa conscience se débattait de plus en plus avec ses besoins physiques…
Une fois de plus, elle se retrouvait assise sur son trône face au prince Antinoos :
- Antinoos : Ô ma douce et sublime reine, votre beauté n’a d’égale que…
- Pénélope : OK, on baise.
- Antinoos : Euh…
Et tandis que la reine entrainait le prince dans ses appartements, celui-ci se lançait dans une diatribe confuse :
- Antinoos : L’amour est un noble sentiment, ma reine ! Peut-être que finalement le héros Ulysse ne s’est pas fourvoyé dans des aventures hasardeuses et…
- Pénélope : Alleeeeeez, il s’est envoyé une nymphe ! C’est même pas humain, une nymphe !!!
- Antinoos : Non mais je peux m’être trompé dans les nouvelles que je rapportais ou avoir grossi quelques traits…
Pénélope pousse Antinoos dans sa chambre et referme la porte avec un sourire affamé.
- Antinoos : L’AMOUR EST LE PLUS PUR DES SENTIMENTS ET JE PENSE QUE VOUS FERIEZ UNE GRAVE ERREUR EN…
- Pénélope : J’m’en bat les trompes de votre amour !!! Mon époux se tape tout ce qui passe et essème sa graine sur toute la mer Egée. Je reste fidèle à mon époux par les sentiments et la pensée mais là, au bout de 15 ans de célibat, j’ai besoin d’une queue ! C’EST UN ORDRE !!!
Antinoos commence à se deshabiller sur le lit de la reine avec des gestes peu assurés et avec un petit sourire idiot aux lèvres tandis que la reine enlève couche de robes après couche de robes. Une fois en sous-vêtements, chacun regarde l’autre. La jolie reine encore belle dans sa maturitée et le jeune prince avec toute la splendeur d’un éphèbe.
- Antinoos : Je… héhé…
- Pénélope : Tu ne me caresses point ?
- Antinoos : Si si, c’est que… héhé… juste que… héhé…
- Pénélope : Je ne te plais pas, c’est ça ?
- Antinoos : Non non non non surtout pas… c’est que juste que si moi je suis là, c’est que c’est mon papa qui m’y a obligé… et puis on racontait qu’il y avait tellement peu de chance que vous changiez d’avis que moi… Disons qu’entre Arianne et le Minotaure, moi, je me serais bien tapé le Minotaure…
- Pénélope : Hein ?
- Antinoos : Un corps musclé de bête humaine aux ardeurs viriles, des cornes longues et bien dures et un membre d’airain…
- Pénélope : (se recouchant, lasse) T’es gay. J’aurais dû m’en douter, pour une fois qu’un homme faisait la distinction entre parfum et transpiration…
- Antinoos : On a qu’à faire comme si on l’avait fait et en plus, moi, je peux vous aider pour votre tapisserie. J’adore la broderie et ma mère me dit sans cesse que j’ai des doigts de fée !
- Pénélope : Ouais, vient plutôt m’aider à la défaire…



Chant II

Télémaque, l’unique fils légitime du Roi Ulysse, en avait un peu marre de voir tant d’hommes raconter les pires histoires obscènes sur son père.
Il devait en avoir le cœur net ! C’est ainsi que commença sa longue traversée en compagnie de Mentor, un vieux gars qui n’était en fait que la déesse Athéna déguisée en mec. Comme quoi, même les dieux s’ennuient à mourir et ont besoin de se dégourdir les jambes en se foutant de la gueule des mortels.

Au même moment, la reine Pénélope cédait de nouveau aux avances répétées du plus pressant de ses prétendants, le beau prince Léocrite qu’elle menait par la main dans le cœur de ses appartements.
- Léocrite : Euh… on est où là ?
- Pénélope : Dans ma chambre à coucher, beau prince…
- Léocrite : (regardant de partout dans la chambre) Woaou… waouuu…
- Pénélope : Mais attention, beau prince ! Les femmes font la dictinction entre amour physique et sentimental ! Je ne trompe pas mon époux avec vous tant que je n’éprouve rien pour vous.
- Léocrite : C’est… c’est sur…
- Pénélope : (se couchant langoureusement sur sa couche et invitant du regard son prétendant à la rejoindre) Venez par là et montrez-moi ce que c’est que d’être une femme…
- Léocrite : J’a… j’arrive…
La reine Pénélope enlace alors le beau prince et colle délicatement ses lèvres sur celles du jeune homme qui…
- Léocrite : Ahaaahhaahrrhaagg…
- Pénélope : (s’écartant) Ca va ?
- Léocrite : Ben euh… oui… biensur… mais, euh… disons qu’allez pas penser que je suis… j’ai déjà… tout ça, hein… je sais comment ça marche, j’ai vu des animaux une fois…
- Pénélope : Tu n’as jamais connu de femme ?
- Léocrite : Oh eh l’autre ! Oui enfin… disons que je suis jamais allé aussi… enfin aussi loin… c’est tout, mais…
- Pénélope : C’est pas grave, je vais t’apprendre. Ca aura un petit côté pygmalion.
- Léocrite : Oui, enfin… c’est que…
- Pénélope : Tu as déjà fini, c’est ça ?
- Léocrite : Quand vous m’avez embrassé, madame…
- Pénélope : (désespérée) Tu veux un mouchoir ?
- Léocrite : (se relevant, confus) Non, ça ira madame, je m’essuyerai avec ma toge…
- Pénélope : Et arrête de m’appeler madame, je suis pas ta mère…



Chant III

Le lendemain, Télémaque débarquait à Pylos chez Nestor afin d’avoir des nouvelles de son père.
Au banquet, le vieil homme ne peut répondre aux questions du jeune homme mais ne tarit pas de ragots sur le compte du Grand Roi Agamemnon qui avait mené les Achéens jusqu’à Troie.
- Nestor : Le Grand Roi Agamemnon a été tué par Egisthe à son retour de Troie !
- Télémaque : Egisthe… c’est pas le fils de...
- Nestor : C’est le fils de Thyeste, l’oncle d’Agamemnon, qu’il a eu avec sa propre fille juste pour se venger de son propre frère, Atrée !
- Télémaque : Atrée qui est…
- Nestor : Atrée, le père du Grand Roi Agamemnon, qui avait banni son frère jumaux Thyeste parce qu’il couchait avec sa femme pour lui piquer son trône. Mais comme Atrée avait réussit à inverser la course du soleil, il a pu regagner son trône et foutre son frère dehors.
- Télémaque : Forcément…
- Nestor : Bref, comme Agamemnon avait sacrifié sa fille Iphigénie juste pour que ses bateaux aillent un peu plus vite jusqu’à Troie et que sa femme Clytemnestre avait moyennement appréciée, elle a couchée avec Egisthe qui a assassiné Agamemnon à son victorieux retour.
- Télémaque : Une belle brochette de tarés, quoi.
Le repas continuant et ayant complètement abandonné l’idée d’apprendre des nouvelles de son père, Télémaque se laissait compter la généalogie du Grand Roi Agamemnon :
- Nestor : Tantale, l’arrière grand-père du Grand Roi, avait servi son fils Pélops à manger aux dieux qui n’avaient pas trop apprécié la blague. Je pense qu’en ce moment, il passe l’éternité à souffir le triple supplice. En contrepartie, les dieux firent revivre Pélops.
- Télémaque : Le juste jugement des dieux…
- Nestor : Mouais… Pélops s’est ensuite tapé Poséidon et parce qu’il continuait le traffic de nectar et d’ambroisie de son père, les dieux le foutèrent dehors lui aussi. Mais cet abrutis ne s’est pas arrêté là. A son retour en Grèce, il a participé à une course de chevaux contre le Roi Hippodamie. Poséidon lui a refilé des chevaux ailés et comme c’était pas suffisant, Pélops soudoya le valet du roi pour qu’il dévisse un boulon du char royal. Durant la course, le char s’est brisé et le roi a été trainé par ses chevaux jusqu’à la mort. Finalement, Pélops a noyé le valet et s’est tapé la propre fille du Roi pour prendre sa place. C’est de cet union que sont nés Atrée et Thyeste.
- Télémaque : Et ben moi, je vais aller me coucher…

Le lendemain, Télémaque repartait avec Mentor et le fils de Nestor pour rendre visite au Roi Ménélas afin d’en apprendre plus sur la traversée d’Ulysse.
- Mentor : Je suis désolé que cette halte n’ait pas portée ses fruits, mon prince.
- Télémaque : C’est pas grave, ça m’a permi de relativiser. Maintenant, quand je pense à mon père qui baise tout ce qui passe tandis que ma mère joue les cougars, je me dis que ça aurait pu être pire… Mon père aurait pu me buter pour que ses bateaux rentrent plus vite.



Chant IV

Arrivé à Sparte, Télémaque se rend au palais du Roi Ménélas, l’un des derniers représentants de la lignée des Atrides.
Dans le salon du Roi, Télémaque est reçu par le héros et sa femme (la plus belle au monde) Hélène qui reconnait immédiatement Télémaque à ses traits proches de ceux de son noble père.
- Hélène : Je vois en toi les traits de la lignée d’Ulysse.
- Télémaque : (très heureux du compliment) En effet ! Je suis…
- Hélène : Tu es Léontophonos ! Le fils qu’il a eu avec Thoas.
- Télémaque : Euh… non.
- Hélène : Ah… Léontophron qu’il a eut avec Evippe ?
- Ménélas : Mais non, chérie, tu vois bien qu’il a un corps de danseur. C’est plutôt Polypoetes, le fils qu’il a eut avec Callidice.
- Hélène : Mais non, c’est une fille, Polypoquette !
- Télémaque : Ben non, c’est pas moi…
- Hélène : Attend… attend… Tu as les yeux de cette trainée de Circé. Tu dois appartenir à la floppée de gosses qu’il a eut avec elle : Télégonos, Agrios, Latinos, Auson, Romos, Anteias, Ardeas ou Cassiphone ?
- Ménélas : C’est dingue, la mémoire que tu as, ma chère. Par contre, pour ce qui est de mon anniversaire, c’est une autre histoire, n’est-ce pas !
- Hélène : Ooooh ça vaaaaaa… Tu vas pas remettre ça ! J’étais enlevée par Parîs et cloitrée dans les murs de Troie ! Je pouvais pa…
- Ménélas : Enlevée, enlevée… tu t’es pas débattue bien longtemps il parait…
- Hélène : Pardon ?!! Tu crois que ça m’a amusée de me faire kidnapper par un gosse à qui j’ai refusé les avances pendant 10 ans !
- Ménélas : Et les gamins Aganos, Corythos, Binomos et Idaeos ? Ils sont nés comment ???
- Hélène : Euh… ça me dit pas grand-chose… en 10 ans, j’en ai vu pas mal des gosses, tu sais…
- Télémaque : Non parce que sinon, moi, je m’appelle Téléma…
- Ménélas : Et Déiphobe ?!!
- Hélène : Et voilà, c’est reparti ! Je m’y attendais à celle-là ! Parîs était mort et j’étais un peu seule…
- Ménélas : A peine l’autre meurt qu’elle se tape son frère. Juste avant qu’on prenne cette fichue ville, en plus ! Tu te rends compte, gamin ?!!
- Télémaque : Ben…
- Ménélas : On aurait pu penser qu’elle ferait profil bas, qu’elle attendrait que j’arrive pour au moins jouer le jeu ! Et non, toute la ville de Troie est en train de cramer et madame joue à la brouette portugaise avec le jeune frère de Parîs !
- Hélène : C’est pas du tout ce que tu penses !!! Il m’aidait à chercher une boucle d’oreille que j’avais perdue…
- Ménélas : Voilà, c’est ça. Elle cherchait sa boucle d’oreille à poil avec l’autre, à poil, quand moi et tous mes soldats ont a fait irruption dans la chambre. Normal. Ah ben tu peux me croire que je lui ai fait passer l’envie de chercher des boucles d’oreilles au gamin !
- Hélène : Ah ben c’est sur, monsieur a fait jouer ses gros muscles de grecque mal dégrossi !
- Télémaque : Et du coup, mon père, vous sav…
- Ménélas : Et tu peux me dire ce qu’ils avaient de plus que moi ces tafioles de troyens pour que tu cherches tes boucles d’oreilles avec eux, hein ?!!
- Hélène : 10 cm…
- Ménélas : Alors là… alors là… ça c’est… c’est pas la taille qui c…
- Hélène : Ouais ouais ouais… mais je suis d’accord avec toi, mon chéri, tu le sais bien. C’est pas la taille qui compte, c’est certain. D’ailleurs, c’est juste des copines qui m’ont racontées, ça. Parce que moi, je suis restée très sage dans les murs de Troie, tu le sais bien.
- Ménélas : Mouais… bon, ok. Bon, et il veut quoi Ephialtès ?!!
- Télémaque : Télémaque… je m’appelle Télémaque. Le fils d’Ulysse et de Pénélope.
Le couple se regarde avant de se retourner face à Télémaque :
- Hélène : Aaaaaaahh, Ulyyyyysse, oui… Ah, mais oui. Mais non, moi, j’avais confondu avec ce crevard d’Achille…
- Ménélas : Oui, voilà, c’était Achille, le crevard. C’est lui qui se tapait tout ce qui bouge…
- Hélène : Ah ben oui, c’était surtout pas Ulysse…
- Ménélas : C’est sur, hein… Ulysse, c’était le gars sympa qui faisait des chevaux en bois. Il avait pas le temps de faire autre chose, j’me souviens bien. Et puis même que je me rappelle qu’un jour, il m’avait dit qu’il…
- Télémaque : Ouais ouais, ça va…

Finalement, le Roi Ménélas apprit à Télémaque que son père vivait en captivité sur une île. Il lui proposa ensuite de rester un peu plus longtemps pour profiter de l’hospitalité spartiate, mais face aux regards coquins d’Hélène qui promettaient une nouvelle évasion, il préféra refuser poliment pour continuer son périple à la recherche de son père.



Chant V à VIII : arrivée d’Ulysse chez les Phéaciens

Les dieux sont des êtres changeants et les hommes ne sont pour eux que des pionts entre leurs mains. Après moults péripéties comprenant des dieux et des déesses avec qui Ulysse n’a pas couché, ce dernier arrive en Phéacie où le Roi Alcinoos fait chanter, par son aède Démodocos, l’épisode du Cheval de Troie sans connaître le nom de son invité…

Au son de ces paroles, le flot de souvenirs menace de faire fondre Ulysse en larme et il se rappelle…

Sur les rives de la mer, sous la tente du Grand Roi Agamemnon, Ulysse et les autres héros Achéens tiennent conseil.
- Agamemnon : Bon, les copines, ça fait 10 ans qu’on poiraute ici. Je comprend que vous avez tous trouvés ici plus de femmes que vous l’auraient permis vos fidèles épouses, mais moi, je commence à en avoir un peu marre. Je veux rentrer, alors est-ce que quelqu’un a une idée de génie ?
- Achille : On pourrait…
- Agamemnon : Quelqu’un d’autre que Achille, s’il vous plait…
- Ulysse : Et si on construisait un immense blaireau en bois !
- Agamemnon : Un blaireau… pourquoi un blair… oh et puis j’en ai marre… Et on en ferait quoi de ce blaireau ?
- Ulysse : On construit un immense baireau en bois à moitié monté. Et dès que les troyens le prendront pour le mettre dans leur cité, ils chercheront à le monter complètement avec les pièces détachées qu’on aura laissé exprès à côté.
- Agamemnon : (se massant les tempes) Et ensuite ?
- Ulysse : Et c’est la que vient la ruse !!! Il manquera une pièce ! Et quand les troyens réouvriront leurs portes pour voir s’ils en ont pas oublié une dans le sable, on en profitera pour rentrer !
- Agamemnon : …
- Nestor : On pourrait envoyer une lettre à Priam en lui demandant gentiment de nous rendre Hélène ou une fille de gabarit équivalent.
- Agamemnon : Une fille de gabarit équivalent ? Vous vous rendez compte, Roi Nestor, qu’on n’est pas venu récupérer une chèvre.
- Nestor : Euh… et une fille plus jeune et mieux foutue ?
- Agamemnon : Mon frère est amoureux d’Hélène et son amour est intemportel. Il l’aimera toujours et ne veut qu’elle ! Un peu de sensibilité, bordel !
- Achille : Et si on…
- Agamemnon : NON ACHILLE !!! ON N’ENVERRA PAS DE COLIS A PRIAM AVEC TOI GLISSÉ A L’INTERIEUR !!!
Et c’est ainsi que les rouages de la ruse d’Ulysse se mirent à pédaler de plus en plus vite… un blaireau de bois… un colis avec des gens dedans…
- Ulysse : On pourrait… oui… on pourrait…
- Agamemnon : Oui ???
- Ulysse : On pourrait construire un blaireau en bois en entier avec des… des vrais blaireaux à l’intérieur !!! Oui, c’est ça ! Les troyens emporteront le blaireau de bois dans leur cité et le soir, les vrais blaireaux sortiraient pour mordre les pieds des troyens.
- Achille : Ca serait un peu comme une attaque biologique !
- Ulysse : Tout à fait !!!
- Nestor : Le seul problème, c’est que pour trouver des blaireaux sur les rivages de Troie, c’est une autre affaire…
- Agamemnon : (qui affichait une mine dépressive, réfléchit à son tour) Nooooon, mais c’est pas une si mauvaise idée…
- Ulysse : Vous savez où l’on pourrait trouver des blaireaux, ô Grand Roi ???
- Agamemnon : Ooooh que oui, je sais où les trouver, ces blaireaux…

C’est ainsi que sans vraiment comprendre le pourquoi du comment, Ulysse, Achille, Nestor et Ménélas se retrouvèrent au cœur du blaireau de bois. La suite est connue.
Et tandis que l’aède Démodocos terminait son récit sur un Ménélas ivre de sang et une Hélène toute souriante qui se disait que Sparte n’était peut-être pas si mal à cette époque de l’année… Ulysse se demandait pourquoi le service marketing du Grand Roi avait préféré remplacer son magnifique « blaireau » par un « cheval » dans tous les récits qu’en firent les bardes et les poètes amenés à Troie.

La gueule qu’avait tiré Homère quand on lui avait ordonné de raturer tous ses parchemins pour remplacer « blaireau » par « cheval »…

Agamemnon avait préféré garder le terme de « blaireau » uniquement pour ceux qui étaient entrés dans le prétendu « Cheval de Troie »… et même ça, les aèdes n’avaient pas réussi à le retranscrire correctement… Juste parce que la syllabe « BL » était difficile à prononcer dans la langue troyenne, on avait préféré les nommer les aireau de Troie… qui donna finalement le terme de « héros ».

Si je le dis…^^



Chant IX à XII : les « récits chez Alcinoos »

Chant IX

Ulysse révèle enfin son identité aux Phéaciens qui avaient été surpris de voir tant de mélancolie sur les traits de leur invité.
A l’entente de son illustre nom, les Phaéciens, tels des groupies, lui demandent de faire le récit de ses aventures après la chute de Troie.

Ulysse conta son recrutement foireux d’un navigateur alcoolique sur les plages de Troie ainsi que l’achat d’une carte des mers de fidélité douteuse…
- Ulysse : J’aurais dû me douter qu’un navigateur qui vomit sur un bateau à chaque petite vague et qui achète une carte juste parce qu’elle a de jolies couleurs n’était pas très crédible… mais l’ivresse de la victoire ainsi que l’ivresse tout court m’avait momentanément retiré mon esprit de suspicion.
Du voyage qui le mena jusqu’à l’île des Cicones, Ulysse n’en avait que peu de souvenirs. Il l’avait passé à fond de cale à vomir son vin et à dormir.
A son réveil sur la plage de l’île, il avait la bouche pleine de sable et une mouette lui picorait les oreilles. Heureusement, son compagnon Homère était avec lui pour lui transmettre les dernières paroles du navigateur précédant le naufrage : « Je suis une licoooooorne !!! ».

Ulysse passa rapidement sur la cité des Cicones qu’il mis à sac avant de s’enfuir la queue entre les jambes quand les Cicones revinrent avec leurs potes.

L’office du tourisme conseillant vivement de faire halte au pays des Lotophages, Ulysse, ses marins et ses 12 navires s’y arrêtèrent un peu. Ils n’en repartirent que lorsqu’il comprit que le lotos qu’on leur servait à manger était une drogue hallucinogène qui les mettait en état de manque dès qu’ils arrêtaient d’en prendre.
Ce fut donc en plein bad trip qu’Ulysse déguisé en lapin tira de force ses marins cocaïnomanes jusqu’aux bateaux qui prirent la mer de manière plus au moins confuse…

Faisant à présent moyennement confiance aux « bons plans » de l’office du tourisme, Ulysse et ses potes ne s’en arrêtèrent pas moins sur la gentille île des Cyclopes.
- Homère : (lisant le guide) Découvrez la richesse de l’île à travers son histoire millénaires, ses musés… flânez dans ses parcs et ses jardins… Découvrez le dynamisme de la ville à travers ses grands projets en cours comme…
- Ulysse : Je sens qu’on va bien s’amuser ici, les amis.
- Les marins : Youpiiiiiiiiiii !!!
La suite fut peu glorieuse. Polyphème le Cyclope dévora plusieurs des marins d’Ulysse et le héros fut obligé de l’ennivrer avec le vin des Cicones pour lui crever l’œil durant son sommeil. Lorsque le géant voulu quémander de l’aide auprès des autres cyclopes, il leur raconta que Personne lui avait crevé un œil. « Personne » étant le nom que s’était donné Ulysse pour tromper le Cyclope afin qu’ils puissent s’échapper en se cachant dans la laine des moutons géants.
Cette partie du récit laissant clairement entendre que les effets du lotos n’étaient pas complètement terminés…

C’est en partant de l’île sur son bateau qu’Ulysse ne put résister au plaisir de révéler son véritable nom pour se foutre de la gueule du Cyclope qui réclama vengeance auprès de son père le divin Poséidon, en le suppliant de faire en sorte qu’Ulysse ne rentre chez lui qu’après de longues errances et privé de tous ses compagnons morts dans d’atroces souffrances.
Voyant faire cela, les marins d’Ulysse le regardèrent avec des regards plus ou moins énervés :
- Ulysse : Ben quoi, vous croyez tout de même pas à ces conneries ?!!



Chant X

Quelques jours plus tard, Ulysse repartait de l’île des Lestrygons sur le seul bateau qu’il avait pu sauver et une petite poignée de ses marins traumatisés. Le peuple cannibal avait tué et dévoré ses éclaireurs et une fois sortie, leur armée avait écrasée les navires d’Ulysse en leur balançant d’énormes rochers.
Sur la plage, certains des Lestrygons se disputaient à grands coups de dents les carcasses des marins d’Ulysse.
- Homère : D’un autre côté, il vous avait prévenu…
- Ulysse : Les Cyclopes n’ont vraiment aucun humour.

Le récit d’Ulysse les emmena ensuite sur l’île d’Aiaié où résidait la fille du Soleil, la magicienne Circé qui transforma une partie de ses hommes en porcs pour les servir lors du repas… Par la suite, naquit l’expression : « Chanceux comme un marin d’Ulysse ».
Heureusement, Hermès se présenta à Ulysse pour lui remettre du moly, une drogue capable d’annuler les pouvoirs de la magicienne. La suite fut simple, Ulysse se présenta devant Circé, la drogua et la menaça de son épée. Quant-à celle-ci :
- Circé : Ô Roi Ulysse, tu es le plus rusé des hommes. Prend-moi, là, maintenant !
- Ulysse : Enchanteresse Circé, jamais je ne céderai à tes avances maléfiques ! Je resterai fidèle à Pénélope, l’amour de ma vie !

Quelques années plus tard, Homère rejoint Ulysse avec son nouveau-né dans les bras :
- Homère : J’ai lu un jour qu’une femme faisait beaucoup moins confiance à son époux lorsqu’il en était à son huitième enfant illégitime…
- Ulysse : La psychologie féminine m’étonnera toujours, mon bon Homère. Et ton magazine précisait si c’était huit enfants au total ou huit enfants par femme rencontrée ?
- Homère : Ah, ça je ne me souviens plus, mon Roi. Mais je doute que notre douce reine Pénélope soit sensible à cette subtilité arithmétique.
- Ulysse : Alalaaa, les femmes et les maths…

Enfin, Circé conseille à Ulysse que son guide touristique a oublié d’indiquer que l’Enfer en cette saison de l’année est un véritable paradis. Et que seul le fantôme du devin Tirésias pourra leur indiquer le chemin du retour à Ithaque.


Je pense quand même qu’à cette étape du récit, on peut s’interroger sur la morale du chant X. Aujourd’hui, on transcrirait cela par une femme chiante qui cause des problèmes aux potes à Ulysse. Celui-ci trouve son dealer, drogue la fille, la menace de son couteau et elle lui propose son cul pour se tirer d’affaire… on croirait lire un mauvais scénario de film porno un peu louche…



Chant XI

Ulysse continue le récit de son Odyssée.
Sur les instructions de l’enchanteresse Circé, Ulysse et ce qui reste de son équipage atteignent les rives du pays des Cimmériens.
Ulysse procède alors à un sacrifice pour appeler le fantome du devin Tirésias. Celui-ci arrive et donne une bien meilleure carte à Ulysse tout en le mettant en garde :
- Tirésias : Attention mortels !!! Vous passerez près de l’île du Soleil, mais surtout JAMAIS, je dis bien JAMAIS, vous ne devrez toucher au bétail du Soleil !
- Ulysse : Ô fantome devin, je puis te jurer que nous ferons comme tu le dem…
- Homère : (désespéré) Ouais, mais dis quand même ce qui va nous arriver. Non, parce que s’il faut pas y toucher, il y a forcément un crétin qui va le faire…
- Tirésias : Ah, euh… ben Ulysse rentrera seul, misérable après avoir perdu tous ses hommes…
- Ulysse : Ne t’inquiète pas, fidèle Homère, nous ne commettrons aucune faute à l’encontre du Soleil…
- Homère : …dit celui qui survivra pendant que tous ses chanceux compagnons se feront certainement bouffés par des monstres ignobles…

S’invitent ensuite le fantôme de la maman d’Ulysse :
- Anticlée : Ooooh, mais c’est mon petit bichon !!!
- Ulysse : Mamaaaaaan, pas devant les copains !
- Anticlée : (pinçant les joues du héros) Est-ce que tu manges bien, au moins ? Et tu te laves souvent, ne me fais pas honte !
- Ulysse : Oui, maman, je me lave bien, je mange bien, ne t’inquiète pas ! Et tu as des nouvelles de papa ?
- Anticlée : Ah ouais, Sisyphe va bien.
- Ulysse : Sisyphe… tu veux dire Laërte ? Mon papa, c’est La…
- Anticlée : Mais noooon, c’est Sisyphe ton père. Il m’a violée parce que mon père lui avait volé des chèvres.
- Ulysse : Hein ?
- Homère : Euh… Reine Anticlée, excusez-moi, mais vous n’étiez pas vivante à notre départ ?
- Ulysse : Tu es morte ?
- Anticlée : MAIS BIEN SUR QUE JE SUIS MORTE, CRETIN !!! TU CROIS QU’UNE MÈRE ATTEND SON FILS INDEFINIMENT !!!!
- Ulysse : Ben euh…
- Anticlée : J’AI ATTENDU JUSQU'À CE QUE JE ME JETE DE DESESPOIR DANS LA MER ALORS QUE MONSIEUR S’AMUSAIT A SE TAPER TOUTES LES GRELUCHES DE LA MER EGEE !!! Tu te protèges, au moins ?!!!
- Ulysse : Ben…

S’en suivie une procession de femmes fantomes ayant plus ou moins trait avec certains personnages de l’histoire, lui racontant les derniers ragots inintéressants au possible. Le passage de la mère de Pénélope fut néanmoins plus court que les autres. Elle se limita à lui cracher au visage, tandis que les flots des commères trépassées continuaient à entrer d’une oreille pour ressortir aussitôt de l’autre en évitant le plus possible les cellules du cerveau…

D’autres fantomes vinrent aussi pour lui compter leurs malheurs tandis qu’Ulysse se demandait s’il n’aurait pas dû sacrifier un bélier plus petit pour voir un peu moins de monde…



Chant XII

Ulysse et ses compagnons repartent en mer.
Il échappe au piège du chant des sirènes en bouchant les oreilles de ses marins avec de la cire tandis que monsieur se faisait attacher au mât pour écouter le plus beau chant du monde.

Ils arrivèrent au niveau des écueils de Charybde et Scylla et bien qu’ils réussirent à éviter l’un des monstres, Scylla pû enlever et dévorer six des derniers marins d’Ulysse.
- Homère : Je savais bien que les marins allaient encore se faire bouffer…
- Ulysse : Ouais, ta gueule.

Enfin, arriva le rivage de l’île du Soleil. Ses prairies verdoyantes, le gaie piou piou des oiseaux, la chaleur du soleil sur leurs corps huilés… les plages de sable chaud… et les voilà débarqués sur l’île interdite malgré les crises d’hystérie d’Homère.
- Ulysse : T’inquiète, Homère, on n’est pas con au point de bouffer les bestiaux du soleil. On a plein de provisions, regarde… du pain sec, des quignons de pains sec et un morceau de froma… ah non, c’est aussi du pain sec… Mais, ça vaaaaa, on va pas rester longtemps.

Le lendemain, trois carcasses finissaient de refroidir sur de grandes broches au-dessus d’un lit de cendre.
- Ulysse : Bon, OK, on a merdé.
Bien évidemment, le Soleil alla se plaindre auprès de Zeus qui calma la tempête pour qu’Ulysse et son petit bateau puisse repartir. Une fois en mer, Zeus envoya un ouragan, foudroya le navire, rebalança Ulysse proche de Charybde et le fit dériver jusqu’à l’île de Calypso où il fut « prisonnier » de la nymphe.
- Ulysse : Mais ne vous inquiétez pas, amis Phéaciens. Je me la suis tapé !


Ainsi se termina le récit d’Ulysse aux Phéaciens en liesse.



Chant XIII à XX : retour d’Ulysse à Ithaque et préparatifs de la vengeance

Chant XIII

Après le magnifique récit de ses aventures, le Roi Alcinoos promet à Ulysse qu’il lui donnera un navire et des marins pour le ramener à Ithaque sans problèmes.
Et à une vitesse surnaturelle, Ulysse arrive sur les rives de sa patrie. Comme Poséidon a encore une dent contre Ulysse et qu’il est d’un naturel assez chiant, il enracine le navire des phéaciens pour leur apprendre à ne pas se mêler des affaires des autres.

Ulysse tombe alors sur Athéna qui lui révèle sa nature divine :
- Ulysse : (avec un sourire enjôleur) Bonjour, jolie déesse…
- Athéna : On se calme, DSK ! Tu es arrivé à Ithaque et je suis là pour t’informer que la Reine Pénélope est noyée par les intrigues de ses prétendants toujours plus nombreux.

Ulysse se déguise donc en clodo (logique) et part retrouver son loyal porcher, Eumée.



Chant XIV

Arrivé chez le porcher, Ulysse (toujours déguisé en mendiant) demande l’hospitalité à Eumée qui lui l’offre de bon cœur.

Au cours du repas, Ulysse questionne son sous-fiffre :
- Ulysse : Alors, cher Eumée, avez-vous eu des nouvelles du bon Roi Ulysse revenu de Troie ?
- Eumée : Je doute que cet enfoiré ait survécu…
- Ulysse : Cet enf… Je croyais… enfin j’avais cru comprendre que vous étiez ami.
- Eumée : Ami ?!! Entre un Roi et le gars qui élève ses porcs ?!!
- Ulysse : Ben…
- Eumée : Mon père était le Roi Orménos de l’île de Syra ! J’ai été enlevé étant gamin et Ulysse m’a acheté comme esclave !
- Ulysse : Oui, mais tu es heure…
- Eumée : Il le savait, l’enfoiré, puisque je lui l’ai dit et redit ! Mais lui, a trouvé rusé de me faire porcher… oulalaaaa qu’est-ce que je suis trop content de dormir dans la paille et de bouffer des glands alors que je devrais vivre dans un palais ! Et t’as l’autre babouin qui venait me voir tous les jours en me demandant si j’étais heureux de ma condition. Et dès que je faisais mine de lui demander un bateau, celui-ci m’envoyait de nouveaux porcs et il souriait. Il souriait, l’abrutis ! Mais je vous le dit, nous aurons bientôt fini de souffrir le martyr sous le joug abominable d’un Roi ignare, enchainés dans la nuit d’une servitude sans espoir !
- Ulysse : Euh…
- Eumée : Et maintenant que la guerre est terminée, comme par hasard, il va se repointer la gueule infarinée en attendant qu’on fasse un tapis de fleur sous ses pas.
- Ulysse : Le tapis de fleur n’est pas absolument…
- Eumée : Tu verras, gentil mendiant, que nous, peuple d’Ithaque, nous sommes bien décidé à nous débarasser de l’oppression féodale afin de constituer une République Socialiste Révolutionnaire !
- Ulysse : Euh ?
- Eumée : Et sinon, l’ami, tu m’as dit venir d’où ?
- Ulysse : Ah ben euh… pas d’ici en tout cas… héhé… moi, je suis de… Crêtes, voilà… et j’ai même pas de nom…
- Eumée : Ah. Enfin bon, tu ne perds rien à ne pas être d’ici. Je fais souvent l’aller-retour entre ici et le palais de la Reine Pénélope. C’est devenu un vrai lupanar, cet endroit. La Reine se tape tous ses prétendants et certains l’aident même à découdre sa tapisserie pour repousser la date à laquelle elle devra se choisir un époux.
- Ulysse : La… la noble… ah… argggarggg… la ********* !!!!
- Eumée : Le Roi Ulysse n’est pas moins un salopard ! Tous les jours, arrivent à la cour d’Ithaque de nouveaux récits des aventures d’Ulysse. Je vous jure que si un jour son pote Homère raconte son odyssée, il sera plus question de culs et de nichons que de combats épiques ! Des histoires avilissantes qui le décrivent dans les bras de nymphomanes assoifées de luxures… Calypso, Thaos, Circé, des moutons géants… et bien d’autres, il en arrive de nouvelles tous les jours. Certains récits le décrivent drogués ou endormis dans son vomis tandis que des monstres dévorent ses camarades d’infortunes ! Un aède a même conté qu’il avait drogué, menacé et baisé la fille du Soleil avant de l’abandonner pour se réfugier aux enfers…
- Ulysse : Ah ben c’est sur que raconté comme ça…
- Eumée : Gentil mendiant, demain je te donnerai un manteau et tu pourras te rendre au palais pour te rendre compte par toi-même des infamies qui s’y trament.

Partant dormir dans la paille, Ulysse se répétait : « C’est dingue l’ingratitude des gens après tout ce qu’on fait pour eux… saloperie de communistes. Il mérite vraiment pas tous les cochons que je lui ai donné. »



Chant XV

Pendant ce temps, Télémaque se prélassait toujours à Spartes. Finalement, le confort du palais était incomparable à celui de son bateau et puisque son père était absent depuis bientôt 20 ans, un mois ou deux de pause ne changeraient pas grand chose.
Excédée, Athéna apparu à Télémaque dans ses rêves :
- Athéna : Non mais tu branles quoi, là ?!!!
- Télémaque : Ah euh… ben, je suis à la recherche de mon père.
- Athéna : EN DORMANT DEPUIS UN MOIS ?!!
- Télémaque : Non, je dors pas !
Un petit lapin rose sort de nulle part et sautille gaiement entre le héros et la déesse :
- Télémaque : Ca veut rien dire, je dors pas !
- Athéna : MAIS ON EST DANS UN RÊVE, CRETIN !!! C’est le seul moyen que j’ai trouvé pour venir te parler !!!
- Télémaque : Et tu viens me les briser pour quoi au juste ?
- Athéna : Ton crevard de père est de retour à Ithaque ! Alors tu bouges ton cul de petit branleur pourri gâté et tu va chez Eumée pour récupérer ton paternel avant qu’il tente de violer le porcher.

Au départ de Télémaque et de Piristrate (le fils de Nestor), le Roi Ménélas et la Reine Hélène vinrent leur souhaiter bonne fortune pour leur retour.
- Ménélas : Retrouve ton père, mon garçon, et aide-le à retrouver sa femme et son trône. Rien n’est plus important que l’amour d’une reine. Et j’en sais quelque chose !
- Hélène : C’est sur… Bon ben si vous avez plus besoin de moi, je retourne à mon massage.
Devant les regards intérogateurs des deux jeunes héros :
- Ménélas : Héhé… elle a un masseur qui vient de Troie… Elle me dit que ça l’aide à combler les manques de notre couple... elle parle des massages, bien sur… Ah les femmes… Je… bonne route… Moi, je dois aller m’occuper de notre fille Hermione… Ne posez pas de question, Hélène est une fan d’Harry Potter et j’ai pas eu mon mot à dire...

Quelques heures plus tard, à la sortie de la ville, Télémaque ne peut s’empêcher de commenter :
- Télémaque : Pauvre type !
- Piristate : Faut pas dire ça, je le trouve gentil, le vieux.
- Télémaque : Quand on n’est pas foutu de garder sa meuf, ni d’aller la chercher tout seul, on joue pas les grands.
- Piristate : Pourquoi on part en char et pas en bateau, au juste ? On arriverait peut-être plus vite.
- Télémaque : C’est mon père qui m’a apprit à naviguer avant de partir.
- Piristate : En effet…

Les deux jeunes héros arrivent dans la matinée à Pylos mais Télémaque refuse de s’arrêter chez Nestor de peur d’être retenu plus que de raison :
- Télémaque : Je veux pas être méchant avec toi, Piris, mais ton père est un vrai chieur et tu le sais !
- Piristate : Il t’a quand même offert des cadeaux, un repas et ce char !
- Télémaque : Ouuiiiiiiiii, je sais, mais il va encore nous souler avec ses histoires sur Agamemnon. Le Grand Roi a tué sa fille, nia nia nia, l’autre a couché avec sa sœur pour se venger de son oncle qui est en fait sa tante, nia nia nia, j’ai pas tiré un coup depuis que je suis revenu de Troie, nia nia nia… C’est soulant à la fin. Non, on va direct au port, on engage un gars qui sait lire une carte et on retourne chez moi.
Arrivés au port, Télémaque et son pote prennent un bateau, offrent l’hospitalité à un vieux qui s’appelle Théoclymène et retournent à Ithaque.
- Télémaque : Plus qu’à retrouver mon crevard de père et retourner au palais ! Let’s go, les amis.



Chant XVI

Faisant mentir le proverbe « Tel père, tel fils », Télémaque arrive sans problème jusqu’à Ithaque. Il se rend directement chez Eumée où il retrouve, sans le reconnaître, son père toujours déguisé en mendiant. Faisant comme chez lui, Télémaque s’asseoit, pose les pieds sur la table, prend un bout de pain et mord dedans avant de le recracher :
- Télémaque : Tu bouffes vraiment n’importe quoi, mon petit Eumée.
- Eumée : (qui hésite entre répondre au prince et répandre les viscères de ce fumier d’impérialiste) Veuillez m’en excuser, mon bon prince…
- Télémaque : Ne t’excuse pas, mon petit Eumée, je sais bien que je ne suis pas au resto, ici. Hum… et ça c’est quoi ?
- Eumée : Il s’agit d’un humble mendiant qui a sollicité mon hospitalité.
- Télémaque : Vous me ferez toujours rire, vous, les gueux. Vous bouffez de la terre et vous trouvez encore le moyen d’en faire profiter les autres. Voilà pourquoi vous avez besoin de nous, mes petits. Sans la noblesse, vous seriez perdu et tu ne vaudrais pas mieux que tes cochons. Enfin bon, j’imagine que ça te dépasse, tout ça, mon petit Eumée.
- Ulysse : (craignant un effusion de sang) Euh… et si vous en veniez au fait, mon bon prince ?
- Télémaque : Et ça parle notre langue… admirable… Bref, mon petit Eumée, tu vas illico au Palais pour dire à ma mère que je suis revenu et que j’attend quelqu’un. Rassure-la et dis-lui que je ne toucherai à rien chez toi pour éviter de choper le tétanos ou une autre saloperie du même genre.

Grommelant dans sa barbe contre l’oppression qui touchera bientôt à son terme dans un bain de sang, Eumée quitte sa chaumière pour se rendre au Palais.
- Télémaque : Alalaaa, brave mendiant. Tu es bien courageux pour venir manger dans cette cabane… à coup sur, tu es condamné à mourir d’atroces maux de ventre. Tu vas certainement te vider par tous les orifices avant de claquer d’horrible façon. Et dire que le porcher va devoir tout laver… enfin, ça ne pourra pas être plus sale qu’actuellement, j’imagine…

Soudain, Ulysse retire son déguisement et apparait au grand jour !
Dans un rayon de soleil éblouissant, le Roi d’Ithaque se révèle à son fils…
- Télémaque : Mais rhabille-toi, espèce d’exhibitionniste ! Si tu cherches à te prostitu…
- Ulysse : Je suis… ton père.
- Télémaque : Nooooooooooon… c’est impossible !
- Ulysse : Lis dans ton cœur, tu sauras que c’est vrai.
- Télémaque : Noooooonn !!! Noooonnn !!!

Secouant son fils aux yeux exorbités :
- Ulysse : C’est moi, Ulysse !!!
- Télémaque : Ulysse, mon père ? Ah… ouf, un instant j’ai cru que mon vrai père était un clodo. Oh la claque. LOL. Ca va depuis tout ce temps ? Mais pourquoi n’avoir rien dit à Eumée ?
- Ulysse : Euh… c’est pour éviter des effusions… de joie.
- Télémaque : Vous avez bien raison, Père. Ces gueux ne sauraient pas lasser leurs lacets sans nous mais ils sont d’un naturel attachant et sont toujours débordant d’allégresse lorsqu’ils voient des personnes de qualité. Ca illumine leur vie, j’imagine.
- Ulysse : Ouais, voilà, c’est ça… Il parait que le Palais est infesté de prétendants autour de ta noble mère ! Nous allons devoir nous en débarasser. Et pour cela, j’ai un plan subtile. Il nous faudrait juste apprivoiser quelques blaireaux…



Chant XVII

Le jour suivant, Télémaque rentre au Palais où sa mère le presse de questions :
- Pénélope : Tu as bien fait attention de ne pas toucher Eumée ou quoi que se soit de chez lui, ces gens sont sales, tu le sais !
- Télémaque : Oui, mère. J’ai bien fait tout comme tu me l’as appris.
- Pénélope : Et as-tu des nouvelles de ton père ???
- Télémaque : En effet, mère. J’ai appris qu’il avait été retenu captif par la nymphe Calypso sur l’île d’Ogygie.
- Pénélope : Mais c’est même pas sur la route !!! Il a branlé quoi, ce boulet, pour aller jusqu’au détroit de Gibraltar ?!! A ce niveau, c’est plus de la nullité en géographie, c’est de l’autisme !

Pendant ce temps, Ulysse toujours déguisé en mendiant se fait accompagner d’Eumée jusqu’au Palais de la Reine Pénélope. En chemin, il se fait insulter et tabasser par un maître-chèvre.
A son arrivée, les deux hommes tombent sur un banquet somptueux donné par les Prétendants de la Reine. Télémaque les reconnait et donne de la viande à son père ce qui ne plait pas trop aux prétendants qui s’amusent à insulter et frapper le faux mendiant à coups de tabourets… ça fait toujours plaisir de rentrer chez soi.



Chant XVIII

Comme apparemment n’importe qui peut venir squatter le Palais royal d’Ithaque, un autre clodo débarque dans la salle du festin. Forcément, il insulte Ulysse et l’un des prétendants hurle :
- Antinoos : BASTON DE CLODOOOOS !!!

Je pense qu’il ne faut pas juger ces gens. Il faut bien comprendre qu’à cette époque, ils n’avaient ni la télé ni internet. Alors forcément, quand ils croisent un clodo, c’est tout de suite l’euphorie et tout un chacun s’empresse de le tabasser à mort. Ils sont comme ça sur Ithaque. C’est des gars gentils… mais faut se méfier. La folie et la consanguinité ne sont jamais bien loin.

Bref, Iros le mendiant se jète sur Ulysse toujours déguisé qui lui met une branlée monumentale. Après le carnage, l’un des prétendants du nom d’Amphinomos vient grandement féliciter Ulysse :
- Amphinomos : Bravo, mon petit ! Tu t’es bien battu… Ulysse lui-même n’aurait pas mieux fait dans ses jeunes années !
- Ulysse : (un petit peu touché quand même par le compliment) En parlant d’Ulysse, vous n’avez pas peur qu’il revienne d’ici peu et qu’il soit un peu vénère ?
- Amphinomos : Mais nooooooon, et puis la reine va bientôt arriver pour choisir son plan cul du soir et comme j’ai pas tiré ma crampe depuis une lune, je compte bien faire sortir popol ce soir, si tu vois ce que je veux dire…

Sur ces belles paroles (qu’Ulysse avait très bien comprises), la Reine Pénélope fit son entrée. Devant les débris de vaiselle qui jonchent le sol, la reine ne se contient plus :
- Pénélope : Vous avez encore fait entrer des clodos dans la baraque !!! Vous avez vraiment que ça à branler ?!! C’est sale, un clodo ! Je vous avais dit que j’en voulais plus chez moi !!!
Le chef des prétendants n’aimant pas trop se faire engueuler, Antinoos hurle sa colère face à l’attente que leur fait subir la reine depuis maintenant 20 ans :
- Antinoos : Euh… vous pourriez choisir un époux maintenant, madame, s’il vous plait ?

Et devant le désarroi de la reine, la violence éclate de nouveau et bien sur, certains en profitent encore pour donner des coups de tabourets sur Ulysse… il n’y a pas de petits plaisirs.



Chant XIX

Ulysse et son fils réussissent à s’échapper de la salle du banquet et décident de cacher toutes les armes du palais en lieu sur :
- Télémaque : (les bras chargés d’épées et de lances) Euh… vous faites quoi, Père ?
- Ulysse : (les bras chargés de tabourets et les épaules secouées de tics nerveux) Toutes les armes… on a dit, toutes les armes… les tabourets sont des armes… toutes les armes… oui oui, c’est ça, toutes les armes…
- Télémaque : D’accord...

Après avoir caché les armes et tabourets du palais, Ulysse toujours grimé en mendiant se rend jusqu'aux appartements de la Reine Pénélope. On ne relèvera pas le fait qu’un clodo puisse se balader sans problème dans le palais jusqu’à la chambre de la reine sans que personne ne lui dise rien…
- Ulysse : Ô ma Reine, je me présen…
- Pénélope : Ooooh, mais c’est pas croyable… vous vous reproduisez comme des cafards ou quoi ? On en chasse un et y en a deux autres qui reviennent !
- Ulysse : Ô ma Reine, je vous apporte des nouvelles du Roi Ulysse. Il a été aperçu chez les Phéaciens contant ses mérites et ses hauts faits épiques ! Il n’est pas mort et attend avec impatience l’heure de son retour…
- Pénélope : Vraiment ?!! Je suis si heureuse d’entendre cela. Je te crois car j’ai fait un rêve hier soir. Il s’agissait d’un grand aigle qui venait tordre le cou à mes canards ! Je suis persuadé qu’il s’agit d’un songe prémonitoire, gentil mendiant. Qu’en penses-tu ?
- Ulysse : Ah ben oui… c’est sûr, c’est un rêve prémonitoire… un aigle qui bute des canards ne peut signifier que le retour du bon Roi Ulysse…
- Pénélope : Exactement ! Mais je ne puis tenir mes prétendants plus longtemps avec mon histoire de tapisserie. Cela fait 20 ans que la tapisserie n’avance pas et je crois que certains ont pigé le truc… Mais j’ai une nouvelle idée. Seul mon noble époux est capable de bander son arc et d’envoyer une flèche à travers 12 haches. Je demanderai aux prétendants de réaliser cet exploit. Celui qui y arrivera deviendra mon époux. Et j’espère qu’Ulysse reviendra avant que l’un d’eux ne réussisse.
- Ulysse : Arches. Vous voulez dire tirer une flêches à travers 12 « arches ».
- Pénélope : Non non, j’ai bien dis « hache ».
- Ulysse : Mais c’est super compliqué, ça ! Je dis pas qu’Ulysse ne sera pas capable de bander encore un peu, mais tirer une flèche à travers des haches… non mais parce qu’Ulysse, lui, il a justement un plan qui se base sur l’utilisation de blaireaux apprivoi…
- Pénélope : NON, J’AI DIS QUE CA SERA L’ARC ET LES DOUZE HACHES, UN POINT C’EST TOUT !!!

Sur ce, Ulysse s’en retourne chercher une piaule au palais pour dormir tout en maugréant sur l’obstination bornée des femmes de pouvoir…
- Ulysse : J’me rappelai pas qu’elle était si chiante.



Chant XX

Pas grand-chose d’intéressant.
Ulysse n’arrive pas à dormir puis Athéna lui dit d’aller se coucher.
Un nouveau banquet est préparé le lendemain par les prétendants et Ulysse se fait encore insulter (mais pas tabasser, puisqu’il n’y a plus de tabourets).
Puis Théoclymène (c’est vraiment un moulin ce palais…) arrive et prophétise la mort de tous les prétendants qui se foutent de sa gueule.



Chant XXI à XXIV : la vengeance d’Ulysse

Chant XXI

Le lendemain, la Reine Pénélope annonce sa nouvelle lubie à ses prétendants en apparaissant avec le vieil arc du Roi Ulysse sous les regards désespérés des jeunes nobles.
Après tout, ça peut se comprendre… ces jeunes ont passés 20 ans à s’enfiler banquet après banquet. Ca laisse pas beaucoup de temps pour faire de l’exercice et tous ont plus ou moins l’avenant physique de Luciano Pavarotti ou de Carlos.

Du coup, tous essayent de déplacer leur graisse jusqu’à l’arc et essayent de bander un peu mais n’y arrivent pas.
A la fin, transpirant à grosse goutte et ahanant comme un buffle, le dernier prétendant ne fait pas mieux que les autres et n’arrive toujours pas à bander l’arc.
On passera sur la grosse allusion aux problèmes de virilité masculine et du complexe d’Œdipe du jeune Télémaque qui essaya lui aussi l’épreuve dans le but inconscient de se taper sa mère.

Bref, pendant ce laps temps, sur l’ordre d’Ulysse, le porcher Eumée baricadait les portes du palais en sifflotant l’Internationale, tandis que Télémaque conseillait à sa mère de rentrer dans ses appartements.
Devant les prétendants affalés par terre en sueur, Ulysse toujours déguisé en mendiant, s’empare de son vieil arc, le bande et réussi l’épreuve… en fait, on ne sait pas vraiment s’il l’a réussi mais comme il n’y aura plus de témoins dans pas longtemps…

Puis devant l’effroi des prétendants, Ulysse et ses potes s’emparent de leurs armes et les yeux injectés de sang, le subtile plan d’Ulysse peut commencer…



Chant XXII

Il encoche une seconde flèche qu’il tire dans la gorge d’Antinoos puis saute sur le noble le plus proche armé d’un tabouret tandis que Télémaque libère une armée de blaireaux sur la noblaille.

Eumée, armée de sa faucille aiguisée pour l’occasion et de son lourd marteau, massacre tout ce qui passe à ses côtés, brisant crâne, bras et côtes. Imbibé du sang de la noblesse impérialiste, le communiste hurle son extase.
Plus ingénieux, Télémaque et le bon Roi Ulysse finissent le massacre en apothéose ! Ils attrapent le prétendant Mélanthios, l’émasculent, lui sectionnent les membres et les jettent à leurs chiens.
Dans la foulée, les servantes qui avaient été proches des prétendants sont rasées puis obligées de nettoyer la salle avant d’être pendues. Justice est rendue !

Au bout d’une heure, Ulysse, Télémaque et Eumée ruissellent du sang des jeunes nobles au beau milieu d’une salle de banquet digne du plus sanglant des films d’horreurs…
- Télémaque : Et donc ça, c’était le plan « subtil », Père ?
- Ulysse : Ne demande pas à quoi ressemblait le plan « bourrin »… tu veux pas savoir.



Chant XXIII

Enfin, le Roi Ulysse retrouve sa noble épouse qui l’attend dans sa chambre. Tous deux ont vécus de nombreuses épreuves, mais le bonheur est tel que leur retrouvaille prend une dimension étrange comme si toutes ces années n’avaient jamais comptées :
- Pénélope : Euh... c'était bien cette guerre, chéri ?
- Ulysse : Ouais tranquille... de jolis paysages, pleins de vestiges à visiter. L'office du tourisme a vraiment fait un bon taf. Et ta tapisserie, ça a avancée ?
- Pénélope : Gentiment... et les filles là-bas ? Elles étaient jolies ?
- Ulysse : Oulalaaa, tu sais, en 20 ans, j'ai pas bien eu le temps de voir. C'est surtout ce crevard d'Achille qui se tapait tout ce qui porte une jupe... Moi, j'étais plus avec les chevaux de bois, tout ça...
- Pénélope : T'as pas connue une Calypso ?
- Ulysse : Calypso, tu dis ? Ca me dit rien... ah peut-être sur une île, mais vite fait, je crois que j'ai du la croiser mais vraiment deux secondes. Et toi, les princes du coin ? Pas trop embêtés ?
- Pénélope : Euh... ben... non, tout ça, tu vois, un coucou de temps en temps... rien d'incorrect... la tapisserie, tu comprends, c'est super important.
- Ulysse : Bon ben on est donc d'accord tous les deux, il ne s'est rien passé de notable en vingt ans et on peut reprendre comme quand je suis parti. Et j'ai pensé à prendre deux baguettes.
- Pénélope : Chouette, on va pouvoir se faire des tartines.

Et dans une longue étreinte sous le signe de l’amour, Pénélope a soudain une petite prise de conscience :
- Pénélope : Et pour les prétendants, il va falloir leur expliquer…
- Ulysse : Euh… on va dire que c’est déjà fait.
- Pénélope : Ils étaient pas trop déçu ?
- Ulysse : Ah ben je dis pas que certains n’ont pas un peu hurlé à la mort mais avec un soupçon de diplomatie, on fait des miracles.



Epilogue

Télémaque, dont la chambre était contigüe à celle de ses parents, essayait de se concentrer malgré les cris de jouissance de sa mère, les hurlements d’extases bovins de son père et les coups répétés de tête de lit contre le mur peu épais.

Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas écrit dans son journal intime et la fin de cette aventure était une excellente occasion de s’y remettre. Il avait tant vu et tant à dire sur les dérives de l’amour à travers tous les couples qu’il avait rencontré.
En de nombreuses occasions, il s’était tue, de peur de blesser ou de rompre un équilibre fragile au sein d’un couple blessé… mais là sur le papier, à l’abris des regards, il pouvait lâcher la bride à son verbe…

« L’amour est un sentiment noble et fragile. Aucune logique, aucun ordre ne saurait le faire naître ou le faire vivre. Il est ou n’est pas, c’est tout.
Et lorsqu’il est présent, ne le blessons pas. Entretenons-le car sans lui, la vie est semblable à un désert froid et obscur. Sans lui, la vie n’a que peu de goût et plus rien n’a d’importance. Quand on vit d’amour, on en meurt aussi.
Mais l’amour est traître ! Il nous rend faible, vulnérable et pitoyable lorsqu’il s’éteint. Il faut avoir la force de s’opposer à la douleur et de reconstruire à nouveau ce qui a été détruit avec de nouvelles pierres…

Roi Ménélas !
Tu as été trompé, humilié et blessé. Ton épouse était la plus belle femme au monde et elle s’est enfuie avec un autre homme. Dans ta douleur, tu as appelé à l’aide, tes amis y ont répondus et tu les as entrainés jusqu’à Troie pendant 10 ans…
Hélène en valait-elle le coup, seulement ? Elle était la plus belle au monde, mais n’est-ce pas l’occasion de se questionner sur la beauté intérieure ? Tes amis sont venus t’aider à la retrouver, mais n’as-tu pas été aveugle et égoïste de leur demander de mettre leur vie de côté pour une femme qui n’en vaut pas la peine ?
Tes amis auraient dû être là pour te soutenir mais surtout pour te faire comprendre qu’une porcelaine brisée ne se répare pas. Tu auras beau recoller les morceaux, les failles se veront toujours…
Toute cette énergie dépensée à récupérer une Hélène malheureuse de revenir aurait pu être utilisée à trouver une meilleure épouse. Peut-être moins belle mais d’une beauté extérieure plus éclatante que la poufiasse qui t’a abandonné pendant que tu avais le dos tourné !
Hélène est revenue… mais as-tu compris pourquoi elle était partie ? As-tu mis à profit ces dix années pour te remettre en question et soigner tes défauts. Es-tu meilleur qu’avant ou as-tu sacrifié la vie de tes amis, la cité de Troie et le bonheur d’Hélène et de Parîs juste pour replonger la femme que tu aimais dans les mêmes miasmes ?

Roi Agamemnon !
Bon, ok, tu es mort. Mais ça ne m’empêchera pas de t’écrire ! Tu as volé au secours de ton frère et levé une armée exceptionelle pour laver son honneur et l’aider à retrouver le sourire. Tu as fait preuve d’un amour fraternel sans limite et on ne peut que t’honorer pour cela.
Mais si ça c’était borné à l’amour fraternel, tu aurais soutenu ton frère dans la détresse et l’aurais aidé à se retrouver quelqu’un d’autre. Tu étais dévoré d’ambition et pour cela tu as sacrifié ta famille. Au sens propre en plus !
Tu as délaissé ta famille pour satisfaire tes besoins d’accomplissement personnel.
Il est clair que l’amour a besoin d’un cadre de vie correct pour perdurer, mais il ne se borne pas à cela. Il faut savoir mettre un frein à ses besoins personnels pour mettre à profit les besoins sentimentaux du couple. Sans cela, l’amour s’étiole et disparait… et d’autant plus vite si tu assassines ta propre fille…
De ces années d’absence, ta femme a cherché ailleurs l’amour dont tu l’as privé et t’a assassiné à ton retour, ivre de gloire, au sommet de ton accomplissement… mais si pauvre en amour.

Roi Ulysse !
Pourquoi es-tu parti ?
Tu avais l’amour d’une femme et bientôt celui d’un enfant. Pourquoi partir ?
Tu as montré que même quand une histoire est simple, on peut la compliquer en partant à la guerre pendant 10 ans. Et tu as montré que quand une histoire est compliquée, il est possible de la compliquer encore davantage en te plantant de route pendant 10 ans supplémentaires !
L’amour est une odyssée qui n’a pas besoin qu’on lui rajoute des problèmes pour en avoir. Maternons cet amour et gardons-le proche de nous pour ne pas le blesser.
Sais-tu le mal que tu as fait autour de toi ? Le mal que tu as fait à ton épouse, seule et livrée à elle-même. Obligée de mettre de côté sa vie amoureuse. Peut-être a-t-elle connue des amants d’un soir pour oublier mais sache que le remord doit la ronger chaque lendemain. Sais-tu le mal que tu as fait à tes conquêtes d’un soir ou de plus qui se sont bercées d’illusions. Elles n’ont connu de toi que l’amour physique et ont compris qu’elles n’auraient rien de plus de toi lorsque tu es parti à chaque fois.
L’amour que tu portes à ton épouse, tu l’as prouvé à maintes reprises tout au long de ton odyssée afin de la retrouver. Mais tu aurais pu le lui prouver d’autant plus en restant près d’elle…

L’amour véritable et partagé est trop rare pour être négligé. »


Refermant son journal intime, Télémaque s’étira longuement et c’est à ce moment que les aèdes antiques lui prêtèrent ces symboliques et sages paroles :
- Télémaque : Maintenant, faut vraiment que je pêcho une meuf, moi.





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MessageSujet: Re: L'Odyssée réécrite par moi-même. :-)   9/11/2012, 18:19

( t'étais motivé ^^)


[!] Bandeau Info [!] :

- Le topic Belles Filles est régulièrement nettoyé (Seul les messages contenant photos et un petit nombre de commentaires constructifs sont conservés). Vous pouvez y bavarder, mais incluez une images sexy de qualité dans votre post ! -

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Narcisse Atréides Ier
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MessageSujet: Re: L'Odyssée réécrite par moi-même. :-)   10/11/2012, 01:23

J'ai un boulot sympa.^^



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MessageSujet: Re: L'Odyssée réécrite par moi-même. :-)   11/11/2012, 01:57

Excellent !

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MessageSujet: Re: L'Odyssée réécrite par moi-même. :-)   11/11/2012, 09:47

Merci de ton courage pour avoir tout lu.^^



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L'Odyssée réécrite par moi-même. :-)
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